Val de Marne (94), la tradition du braquage

Val de Marne (94), la tradition du braquage
Tout comme pour le 93, les voyous du 94 ne datent pas d'hier. Depuis 1970, ils tiennent une très bonne réputation. Spécialité : braquage. Quand on vient de ce département, c'est presque inévitable pour un voyou de faire carrière dans le vol à main armée. Si Vitry reste le haut lieu des truands du Val-de-Marne, d'autres villes font parler d'elles, comme Orly, Choisy, ou encore Joinville.

La tradition du braquage s'y transmet de génération en génération, des vocations y naissent. Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, le simple fait de venir de la "banlieue sud" suffisait comme CV, on tenait sa réputation. Et puis les types ont une certaine "mentale" qu'on ne trouve pas forcément partout.

Quelques figures de ce département : Antonio Ferrara, Moussa Traoré, Michel Lepage, Gérard Dupré, Daniel Baumont, Daniel Bellanger.

Vitry ci-contre

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:15

Les hauts de seine, plaque tournante du traffique de stups

Les hauts de seine, plaque tournante du traffique de stups
Ce département est moins ancien que ses "cousins" du 93 et du 94 dans le monde du banditisme, mais y tient une place toute aussi importante. À lui seul, il alimente en shit, coke et extasy les Yvelines, le Val-d'Oise, le Val-de-Marne et, grossièrement, tous les départements d'île-de-France, et même au-delà. La logistique de tout ce trafic est basée principalement dans les cités du nord du département, avec en tête de liste Nanterre, suivit de Colombes et Gennevilliers. Les trafiquants ambitieux et organisés sont d'ores et déjà multi-millionaires.

Quelques figures de ce département : Hamid Hakkar.

Gennevilliers ci-contre

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:21

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:11

L'isère (38), terre de douleur

L'isère (38), terre de douleur
Si le Milieu existe depuis bien longtemps à Grenoble, c'est surtout dans les années 60 qu'il est monté en puissance. Après l'éjection des corses, la grande criminalité grenobloise a été principalement le fait de natifs de la ville. Gitans et Italiens (Grenoble abrite la plus grosse communauté sicilienne de France) pour beaucoup d'entre eux. Les voyous de là-bas agissent avec professionalisme et sont des durs. Parmi les différentes bandes redoutées du coin, une va se démarquer et se faire craindre dans tout le sud : le "gang des italos-grenoblois" - dont une partie ira s'installer à Nice par la suite, d'autres dans le Var.

Niveau bizness, la situation est à peu près la même que dans les autres grandes villes du sud, à l'exception de la prostitution, qui est restée aux mains du Milieu traditionnel. Pour ce qui est du sang versé, il l'est ici autant que dans les autres grands centres du Milieu sudiste. Différentes guerres violentes ont en effet laissé du monde à terre depuis les années '70. Par ailleurs, on soupçonne la Cosa Nostra sicilienne d'être bien implantée dans la région.

Quelques figures de ce département : Michel Luisi, Jean-Antoine Bavière, Jean-Pierre Zolotas, Jean-Pierre Maldera, Jean Augé.

Grenoble ci contre

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:23

Modifié le vendredi 16 mars 2007 15:56

Les bouches du rhones (13), l'autre centre historique de la pègre

Les bouches du rhones (13), l'autre centre historique de la pègre
Pour beaucoup Marseille est LA ville de la Pègre, et nombreux sont ceux qui fantasment sur l'existance d'une criminalité marseillaise étant similaire aux mafias italiennes. En vérité, il n'en est rien. Mais que Marseille soit une terre du Mitan, c'est certain. Une étude a d'ailleurs montré que la cité phocéenne était le deuxième ville d'Europe occidentale pour ce qui est de la criminalité, après Naples. Pendant les années d'Occupation, Hitler a déclaré qu'il s'agissait-là du "chancre de l'Europe". Dans les années 60 et une partie des années '70, Marseille était la capitale internationnale du trafic d'héroïne, envoyant chaque mois environ 270 kilos de came (pure à plus de 95%) vers les Etats-Unis.

Ville multi-ethnique, son Milieu se devait de l'être lui aussi : corses, italiens, gitans, pieds-noirs, arabes, arméniens... Le quartier populaire du Panier a fournit et continue de fournir un nombre impressionant de beaux voyous, au même titre que la Belle-de-Mai. Pendant longtemps, le quartier de l'Opéra a été le territoire des très gros caïds marseillais, mais n'est plus maintenant que le repère des "anciens". Et puis depuis 10-15 ans, des cités comme la Castellane, la Bricarde , Fontvert, Frais-Vallon ou encore la Paternelle apportent leurs lots de gangsters.

En plus de ces nouveaux truands, des types de tout le département s'installent dans la cité phocéenne. Avec en tête de liste la zone de L'Etang de Berre : Vitrolles, Istres, Berre, Gardanne... Les voyous qui viennent de ces coins-là sont de vrais durs, et l'Etang de Berre est sans doute le coin de la région le plus dangereux pour les truands. Le bizness des machines à sous y a laissé des cadavres par dizaines.

Autres "pôle" du département : la région d'Aix-en-Provence. Ils 'agit-là d'une sorte de zone franche où chacun a sa place : on y va pour dépenser son argent ou pour investire. Bars, contrôle de boîtes de nuit, restaurants, machines à sous, tout est bon à prendre. L'enjeu principal reste le monde de la nuit, qui est parfois la raison de conflits sanglants. Et puis n'oublions pas non plus Salon-de-Provence qui, avec l'Etang de Berre, est le coin des grossistes de cannabis.

Quelques figures de ce département : Francis "le Belge" Vanverberghe, Tany Zampa, Raymond "le Chinois" Mihière, Jean Toci, Roland Cassone, Ahmed Otmane, Laurent Boglietti.

Ahmed Otmane ci-contre, le roi de l'évasion

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:26

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:10

Le var (83), le crime et la politique

Le var (83), le crime et la politique
Dans le Var, la criminalité s'axe surtout autour de Toulon. À côté, un peu toutes les villes proches de la côte sont touchées (La Seyne, Hyères...), ainsi que d'autres plus éloignées (Manosque, Draguignan...).

Toulon est un port. Il paraît donc logique que la ville soit sujette à des trafics. Et puis c'est aussi un port militaire. Il paraît donc tout aussi logique que la prostitution y ait fortement prospérée. Pendant longtemps, Toulon a été concidéré comme le lupanar de la côte. La zone spécialisée dans cette activité c'est la basse ville, dans ce quartier qu'on appel le Petit Chicago tant ses ruelles pouvaient parfois s'apparenter à un coupe-gorge. Et même si ce quartier a perdu de sa superbe, il reste le centre historique du Milieu toulonnais. Un Milieu qui est surtout fait de personnes de la ville même. Ici, quand les voyous ne viennent pas du "Petit Chicago", c'est qu'ils viennent sûrement de la Loubière ou des Sablettes.

Le Var est sans aucun doute le département français du continent où les liens politico-mafieux sont les plus développés. Ici c'est le crime au service de la politique et la politique au service du crime. Des liens dangereux qui ont éclaté au grand jour en 1994 avec l'assassinat de Yann Piat, députée FN qui visait la mairie de Toulon. Et puis le Milieu toulonnais peut être violent : les années '90 ont connu, après la mort de Jean-Louis Fargette, des guerres de succession qui ont définitivement éliminé l'ancienne école.

Quelques figures de ce département : Louis Régnier, Jean-Louis Fargette, Pascal Perletto, Noël Dottori, Henri Diana, José Ordioni

Manosque ci-contre

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:28

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:10