La prostitution

La prostitution
Histoire:

La France moderne et contemporaine a souvent utilisé la réglementation plus que la prohibition. Ainsi, en janvier 1796, sous l'impulsion du Directoire, Napoléon fait établir le registre de la prostitution parisienne. En 1802, on établit la visite médicale obligatoire des prostituées pour endiguer l'épidémie de syphilis de l'époque. Dans un temps où les femmes, n'ayant pas accès à l'université et ne pouvant donc pas être médecins, cette « visite médicale », perçue comme plus dégradante qu'une passe avec le client, était aborrhée par les prostituées.

Les filles de rue sont alors dites « en carte » et celle des maisons closes sont dites « à numéro ». Les « insoumises » sont punies. Cette position dure jusqu'en 1946, date à laquelle Marthe Richard fait fermer les 1 500 maisons closes françaises.

De nos jours:

La prostitution a été toujours un objet de convoitise de la part des gangs.
Dans les années 80, a l'époque de la Yalta, les Lyonnais avaient le pouvoir a Paris.
Les Corses tiennent de nos jours le controle sur Marseille, les Gitans tiennent plus ou moins avec les arabes et les gars de l'est, sur Paris tandis que sur la cotes se sont les Pays de l'est qui ont le monopole.

# Posté le vendredi 09 mars 2007 17:00

Modifié le vendredi 09 mars 2007 17:12

"Les gagneuses" alias les machines a sous

"Les gagneuses" alias les machines a sous
Pour certains, « la France commet une erreur en laissant un espace important à la criminalité du jeu illicite par le biais de l'interdiction de ces machines ».

Il est vrai que le jeu illégal signifie inévitablement emprise du crime organisé, racket, violences et troubles à l'ordre public.

Il est vrai aussi que ces recettes faciles et régulières permettent aux gangs une « accumulation primitive du capital criminel »( Prs Rauffer et Quéré ) qui leur permet de se lancer ultérieurement dans des activités « haut de gamme », organisées et continues telles que trafic de stupéfiants, vols de voitures ou attaques à main armée.

A l'heure actuelle, le pactole des « gagneuses », constitue la base des financements criminels.

# Posté le samedi 10 mars 2007 13:33

La Hièrarchie

Ce qui différencie une Mafia d'un quelconque groupe de crime organisé ou de grand banditisme, c'est la Hiérarchie. C'est ce qui fait différence entre une Mafia et un Milieu, ainsi que l'ancienneté de l'Organisation (La Camorra de Naples n'est pas soumise à une hiérarchie aussi stricte que celle de Cosa Nostra en Sicile mais est tout de même considérée comme Mafia).
Voici un exemple de hiérarchie, sur le modèle des Familles Siciliennes...


Le Don, Parrain, Boss

Chef du clan, de la Famille, principal bénéficiaire de toutes les entrées financières et gérant de l'Organisation. Dans une Mafia, le Don arrive à cette place par hérédité, par le sang, il est rare qu'un second couteau monte les échellons jusqu'à une place telle (ce qui a existé, voir le cas d'Al Capone qui avait commencé portier puis est devenu chef de sa propre organisation). Il détient le pouvoir sur son clan, ordonne à ses capos, aux soldats. Il a une autorité incontestable dans sa Famille.

Le Conseiller, Consigliere

Il Conseille le Don. Un Rôle très important, c'est un rôle, non un grade. Le Consigliere peut être un simple soldat, mais il est là pour montrer des choses au Parrain qu'il n'aurait peut être pas forcément vu. Il est là en tant que bras droit, en tant qu'assistant dans ses affaires, c'est un homme de confiance, très respecté dans la Famille.

Sous Boss, Under-Boss

Le Parrain peut avoir un immense territoire à diriger, c'est pourquoi il nomme des sous-boss qui sont un peu ses représentants et qui peuvent prendre des décisions pour lui sur un territoire bien précis. Ils récoltent les fruits financiers des activités sur leur territoire et remettent son tribut au Boss. Ils ont une autorité immense sur leur territoire mais il ne faut pas en oublier pour autant que c'est Le Parrain qui tient les reines. Les Sous boss sont un peu dans une sorte de féodalisation de la Mafia où ils sont comme des Seigneurs exerçant leur pouvoir sur leurs fiefs mais toujours aux ordres du Roi, Parrain.

Capos

Ils sont le liens direct entre la haute société mafieuse et les exécutants, ils s'occupent de gérer les affaires et remettent les tribus au chef de la Famille. Ils ont un peu le même rôle qu'un Sous boss mais sont plus des hommes qui agissent sur le terrain. Un Sous Boss dirigera son fief sans pour autant être à disponibilité. Le Capo lui est le chef de terrain, il est là, il dirige les soldats et les lieutenants et récupèrent les tributs. Ils gèrent les équipes mafieuses et sont chargés de remettre leur salaire aux affranchis sur le terrain.

Lieutenants et Soldats

Sur les territoires, les affranchis sont organisés en plusieurs équipes, équipes affiliées à son Capo. Le Soldat est le premier pas dans l'échelle de l'Organisation, le Soldat fait partie de la Famille, c'est à la base un externe qui a fait ses preuves ou un "Giovane d'honore" (terme de la Ndrangheta), qui appartient déjà à la Famille par naissance. Le lieutenant est juste un soldat un peu plus élevé qui dirige un peu l'équipe sur le terrain et qui a la confiance du Capo.

Les Externes et Associés

Ils n'appartienent pas à la Famille, mais ce sont les plus nombreux. Commerçants extorqués, hommes d'affaires ou flics corrompus, juges, avocats..... Ils travaillent en collaboration pour une Famille sans appartenir à cette dernière.

# Posté le dimanche 11 mars 2007 10:06

Modifié le vendredi 30 mars 2007 08:50

Paris (75), centre historique du milieu

Paris (75), centre historique du milieu
Paris. La ville où tout le Milieu français a toujours voulu se faire une place. Un peu moins dernièrement, mais si peu. On y trouve des types de la banlieue, des lyonnais, des marseillais, des corses, des pieds-noirs... À vrai dire, les voyous venant de la ville même ne sont pas si nombreux. Il y a ceux de Belleville, du XVIIIe Arrondissement, et de quelques autres endroits, mais la majorité des voyous de la capitale vient de l'extérieur. Autrefois, Montmartre concentrait la plus grosse communauté de truands de Paris, et les coins autour de la Porte Saint-Denis et de la Porte Saint-Martin étaient eux aussi de hauts-lieux du proxénétisme. À cette époque, on y comptait presque un règlement de compte par semaine. Mais la prostitution ayant peu à peu été délaissée par le Milieu, c'est plutôt vers les quartiers des Champs-Elysées et de L'Étoile que se sont déplacés les enjeux. En 70 ans, rien n'a vraiment changé : il s'agit d'ouvrir un bar ou une boîte, de contrôler des discothèques, de racketter ici ou là, de diriger quelques bars à bouchons... et depuis quinze-vingt ans on peut ajouter au tryptique bars-boîtes-putes le bizness des machines à sous, dangereux pour sa vie mais lucratif et assez peu réprimandé.

Par ailleurs, il existe dans toute la région parisienne une certaine culture de la diplomatie, on cherche à éviter les conflits, on règle les problèmes autours d'une table, on fait appel à des juges de paix... au contraire du grand sud, où on se tire dessus pour pas grand chose. Ce qui n'empêche pas Paris de devenir parfois le théâtre de règlements de compte violents.

Montmartre ci-contre

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:08

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:06

Seine St Denis (93), terre des caïds

Seine St Denis (93), terre des caïds
Pour beaucoup, le 9-3 est synonime de violences urbaines et de racaillerie ordinaire. Pourtant, une tradition du grand banditisme vieille de plus de trente ans y existe. On trouve dans le 93 de la "main d'oeuvre", certes, mais aussi de vrais durs, de gros caïds. La plupart viennent des cités ou des camps manouches du département et se sont hissés très haut dans le banditisme. Pour faire carrière, la tradition veut qu'on devienne braqueur. Beaucoup se sont fait un nom dans cette catégorie à coup de grosses attaques à main armée, pour ensuite réinvestire l'argent récolté dans les machines à sous ou les boîtes. D'autres ont préféré la voie des stups ou du trafic de voitures. Ce qui est sûr, c'est que de très gros caïds sont sortis de ce département.

Le plus gros vivier de voyous se trouve à Montreuil. Arabes et gitans pour la plupart. Les gros voyous de la ville ont évolué sous le giron de Claude Genova ou des frères Hornec. Mais énormément de villes de Seine-Saint-Denis ont leur lot de voyou : Aubervillier en concentre beaucoup, même si la relève est plutôt à chercher du côté de Stains, Pierrefitte, Aulnay, La Courneuve, Pantin...
Le 93 n'a pas finnit de faire parler de lui. Et puis les ponts entre le "nouveau Milieu" et le "Milieu traditionnel" (les tradis) y sont nombreux.

Quelques figures de ce département : Claude "le Gros" Genova, Nordine "la Gelée" Mansouri, Marc Hornec, Ihmed Mohieddine, Nordine "la Puce" Benali, Michel Crutel, Karim Reguig, Mohammed Amimer.

Cité la Courneuve ci-contre

# Posté le mardi 13 mars 2007 09:13

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:06